Tout a commencé sur un malentendu. En 2008, je venais de terminer le Diablo 2, et j'étais en quête d’un jeu dans le même style pour prolonger le sacrifice intégral de mon temps libre.
À cette époque, je jouais sur un Imac bas de gamme (sisi, ça a existé) totalement obsolète, et la ludothèque compatible Apple était très limitée. Plusieurs de mes proches, dont mon frère (coucou 👋) et la gérante du célèbre Flying Kebab (recoucou 👋) étaient à fond sur le nouveau gros jeu de Blizzard : World Of Warcraft. Ça avait l’air coloré et assez similaire à Diablo sur certains aspects (je vais y revenir).
Du coup, armé d’une bonne dose d’inconscience d’optimisme, je me suis procuré le “Battle Chest” qui contenait le jeu de base et son extension Burning Crusade, en m’imaginant que je trouverais bien un réglage pour faire tourner le jeu sur mon épave.
Après avoir installé laborieusement tout ce bazar, le jeu tournait ! En 800x600. Avec des textures inexistantes. Un frame rate à 1 chiffre. Et une distance d’affichage à peine suffisante pour voir le bout de l’épée de mon personnage…
Mais c’était une autre époque, et rien de tout ça n’a entamé mon émerveillement quand j’ai découvert la forêt d’Elwynn, sympathique zone de départ des humains.
Blizzard a toujours eu du talent pour créer des débuts de jeux mémorable (cf Diablo). Et avec WOW on cochait vraiment toutes les cases du RPG qui t'entraine immédiatement dans son univers. Tout était à la fois charmant, très simple à prendre en main, et néanmoins riche de promesses pour la suite. Et les musiques, mon dieu les musiques...
De temps en temps, au détour d’une quête, je passais à côté d’un autre joueur humain, et j’avais un flash de lucidité temporaire : “Oh, mais c’est vrai. World of Warcraft est un jeu massivement multijoueur… avec des gens!”. Puis, 2 seconde plus tard, tel un poisson rouge, je repartais casser du sanglier lvl2 en solo 🐗.
Mon gros malentendu avec WoW, c’est que j’ai toujours appréhendé le jeu comme une sorte de grand hack and slash vaguement coopératif. On y retrouvait plein de classes différentes, un arbre de talents, du loot et des sessions de farming sans fin… le tout enrobé dans un univers immersif comme Blizzard sait si bien faire.
Quand, après de nombreux mois, j’ai finalement atteint le niveau maximum, j’ai quitté le jeu avec la satisfaction d’avoir fait le tour de World of Warcraft. Ce qui a laissé perplexe pas mal de monde, car, pour la plupart des joueurs, c’est à ce moment-là que le jeu devenait intéressant 🤣.
Bien plus tard, à l’époque de Mists Of Pandaria, j’ai relancé WoW pour y jouer “normalement”, avec une guilde, des raids hebdomadaires… mais je n’ai pas retrouvé le plaisir de ces précieuses premières heures d’exploration naïve.

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