Quake

Quake a marqué un tournant dans l’histoire du jeu de tir à la première personne. Premier FPS doté d’un moteur full 3D qui permet de créer des environnements réalistes peuplés de créatures toutes aussi crédibles, le titre d’ID software a révolutionné le genre et ouvert grand les portes (de l’enfer bien sûr) à une nouvelle génération de jeux de tir.


Pourquoi c'est culte?

Au-delà de cette prouesse technique, Quake est un titre à part, doté d’une identité graphique cauchemardesque, entre horreur médiévale et SF Lovecraftienne. On sait que John Carmack et John Romero, les papas d'ID Software, sont des grands fans de Donjons et Dragons. Et c'est probablement sur Quake que l'influence du célèbre jeu de rôle se fait le plus sentir.

Lâché dans cet univers ultra oppressant, le joueur va devoir se frayer un chemin à travers 38 chapitres truffés de monstres et pièges sadiques.


D’une certaine façon, Quake prolonge les expérimentations de DooM 2, avec des niveaux alambiqués, dans lesquels on flingue, mais on se casse aussi pas mal la tête pour réchapper de labyrinthes toujours plus complexes. Même les boss de fin de chapitres tiennent davantage du puzzle que de la confrontation armée.

Mais contrairement à DooM 2, souvent décrié pour ses niveaux “gimmick” un peu pénibles, ici l’équilibre est quasi parfait. L’intensité ne faiblit jamais, et l’ambiance cimente un gameplay aux petits oignons.

L’arsenal est classique, mais diablement satisfaisant. Fusils et mitrailleuses sont très efficaces pour transformer les monstres en passoires. Avec les lance grenades/roquettes, on éparpille des morceaux de zombis aux quatre vents. Seul ajout exotique : un fusil électrique aussi dévastateur que dangereux à utiliser (gaffe à l'eau). On sent ici une approche très organique, dans la continuité de l’esthétique moyenâgeuse.

Aux commandes de la bande son, un certain Trent Reznor (^^). Il paraît qu’il a un “petit” groupe de rock électro. Le maître livre ici une soundtrack 100% ambiante, avec du drone et des nappes de synthés, sur fond de bruitages inquiétants.


Un de mes grands regrets, par rapport à la trajectoire d’ID Software, c’est que le studio ne soit jamais revenu à cette esthétique médiévale. Il y a bien quelques niveaux dans cette veine sur Quake 3, mais c'est un shooter online. Niveau immersion, rien à voir. Doom 3 adaptera la formule en poussant le curseur à fond vers du pur survival horreur, mais dans un univers futuriste assez éloigné.


Potentiel de rejouabilité : 9/10

Inoxydable, ce grand classique n’a pas pris une ride. On en attendait pas moins du successeur de DooM, lui aussi intemporel. Le très bon remaster de Bethesda permet d’y rejouer pour une bouchée de main sur toutes les machines actuelles.

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